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La Violette est une petite fleur romantique, chargée de douceur et de séduction. On la trouve dans les sous-bois, en bordure des chemins, les parcs et jardins. Son parfum est unique. Depuis l'Antiquité, la Violette est utilisée pour son parfum, sa beauté et ses bienfaits. Elle a inspiré les musiciens, les écrivains, les peintres, les parfumeurs et les créateurs. La Violette est présente dans la maison depuis la Renaissance au travers des couturiers et des peintres. Aujourd'hui, elle vous est proposée pour orner ou parfumer votre maison. Vous pouvez aussi la consommer.
La Violette Parme de Toulouse est très différente de la violette commune par sa couleur bleutée et par le nombre important de ses pétales. La Violette Parme de Toulouse n'est pas une invention toulousaine, sa renommée a été sans cesse entretenue et remise en scène par les producteurs passionnés, des ingénieurs agricoles et par les amis de cette fleur. C'est sans doute la raison pour laquelle aujourd'hui cette violette chargée d'histoire, de symboles et de travail de groupe est devenue la fleur emblématique de Toulouse.
La violette de Toulouse se présente sous la forme d'une rosette herbacée vivace. Les feuilles sont cordiformes, luisantes. La plante porte de nombreux stolons, servant à sa propagation. On compte de 40 à 50 pétales, mauves pâles, blancs dans le tiers inférieur. Comme toutes les espèces du genre Viola, la Violette de Toulouse a deux types de fleurs :
La production de la Violette est en pleine apogée au début du siècle. En 1907, se crée le premier syndicat des producteurs de Violettes, puis en 1908, la première coopérative. On décomptera près de 600 producteurs en 1950. Les premiers écrits situent les débuts de la culture de la Violette de Toulouse dans les années 1850, soit il y a près de 150 ans. Auparavant, on note dans les flores locales l'existence de Violettes à fleurs doubles dans les jardins, sans que l'on soit bien sûr qu'il s'agisse de notre Violette. Ce qui est certain, c'est que cette culture devient la spécialité des maraîchers. Elle s'inscrit bien dans les rotations de cultures légumières et permettait un appoint de revenus sur la période hivernale. A l'origine, la Violette de Toulouse était cultivée dans une petite région de 20 km sur 10 km environ située au nord de la ville. Six communes sont concernées par cette activité : Lalande, Launaguet, Aucamville, Castelginest, Saint Jory et Saint Alban.
Le cycle de culture traditionnel est très long. Il s'étend sur une année et demi. De plus, la culture de la Violette demande énormément de main-d'œuvre :
Les bouquets sont confectionnés le soir, à la veillée. Ils sont vendus au poids.
Aujourd'hui, ils sont une douzaine qui participent activement à la relance de la Violette Parme de Toulouse. Ces Violettes étaient vendues en bouquets sur les marchés ou dans les kiosques. Ils sont aussi expédiés en nombre vers Paris et dans toute l'Europe. En 1956, du fait d'un hiver très froid, la production s'étiole. Les méthodes de culture pénibles (la Violette était cultivée en pleine terre) nécessitent de très nombreuses heures de travail. La
Plusieurs raisons permettent aussi d'expliquer cette régression :
En
1985, horticulteurs et ingénieurs agronomes se mobilisent pour relancer la
Violette Parme La première urgence va vers la création d'un conservatoire de plantes, prélevées chez les Les besoins nutritifs sont mesurés. Une méthode de fertilisation est mise au point. Par la suite, la plante est testée en conditions de culture hors-sol, en pots ou sur tablettes, pour lui permettre de s'affranchir des problèmes de maladies transmises par le sol. Les problèmes sanitaires sont recensés et des méthodes de lutte sont proposées. En 1990, la culture in vitro est au point. Ce n'est que 2 ans plus tard, en 1992, que pourront être cultivés en quantité significative les premiers plants régénérés. Les résultats sont encourageants. Les plants sont plus résistants et plus productifs. Les travaux se poursuivent vers l'amélioration des techniques de culture, la possibilité de raccourcir le cycle de végétation, l'amélioration du plant, les moyens de limiter la quantité de stolons, l'emballage, la commercialisation, etc...
Aujourd'hui, elle est principalement cultivée sur des tablettes (abritées dans une serre) à hauteur d'hommes, ce qui rend les soins quotidiens moins pénibles mais minutieux, ce qui justifie le prix de cette fleur.
De même, de nouvelles créations artisanales voient je jour.... L'appellation " Violette de Toulouse " est une marque déposée sous laquelle sont commercialisés les potées fleuries et les bouquets. Chaque année, est organisée en février la Fête de la Violette.
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